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S 28 2018 Note de conjoncture des produits de la mer

S 28 2018 Note de conjoncture des produits de la mer

Bretagne

Les volumes débarqués sont faibles dans l’ensemble, mais toutefois à un niveau normal pour la saison. L’activité commerciale est compliquée, elle est perturbée par la coupe du monde, les départs en vacances et les fortes chaleurs. De plus, avec le samedi 14 juillet férié, elle s’est réduite vendredi en raison de problèmes de logistique et de la fermeture de nombreux magasins. La demande se développe sur la frange littorale mais se restreint dans les grandes métropoles. Elle s’oriente principalement sur les espèces à griller comme la sardine, le maquereau, les poissons plats, et délaisse les filets. De ce fait, les espèces à filet ont vu leurs cours se tasser. Pour la lotte, après le rebond de la fin de la semaine précédente, les cours sont retombés et se sont maintenus tout au long de la semaine, proches des prix planchers. Quelques lots se sont également retrouvés invendus. Pour les raies et les merlus de petites tailles, la situation n’a pas était meilleure, des volumes importants ont connu des difficultés de commercialisation et leurs cours sont restés bas pendant toute la période. A noter qu’en 2018 comme en 2017, la campagne d’anchois aura été décevante et qu’un certain nombre de bateaux ont déjà arrêté cette pêche afin de préparer celle du thon germon qui a démarré cette semaine. Ce nombre de bateaux devrait s’accroître sensiblement dès la semaine prochaine. Pour la langoustine, les volumes débarqués demeurent peu importants ce qui permet aux cours de se maintenir à un bon niveau : 11 à 15€/kg pour la petite taille. En crustacé, le commerce est assez poussif et seules quelques mises en avant permettent de stimuler la demande.

Boulogne

L’arrêt progressif des bateaux impacte les débarques issues de la pêche côtière. Faibles en début de semaine, les apports s’améliorent sensiblement sur la seconde partie de la semaine, mais inégalement selon les espèces, dont les plus représentatives sont le maquereau, le merlan et la sardine. Les prix restent fermes sur les poissons bleus, faute de quantités suffisantes pour alimenter le marché. Le divers est complété par du carrelet, de la sole et de l’émissole sur de faibles volumes. La pêche hauturière permet toutefois d’assurer le travail des fileteurs et des mareyeurs, avec des arrivages importants de julienne, de lieu noir, de merlu et de lotte. Les espèces issues de l’activité à l’importation ne sont pas en reste avec un divers assez bien représenté dans la gamme habituelle (julienne, sébaste, loup,...). Les prix restent bien orientés, avec une moyenne de 1,10 €/kg pour le lieu noir ; 1,40 € à 1,80 €/kg selon la taille pour la julienne), et le marché est qualifié de porteur malgré les 1ers départs en vacances. Concernant la pêche locale, les cours observés sont par contre plus fermes en l’absence de disponibilité. Des débarques de maquereau en provenance d’Ecosse permet de disposer des tonnages suffisants pour satisfaire une demande soutenue sur cet article, et de répondre aux besoins des ports de pêche voisins dont l’offre semble déficitaire (Normandie). Le commerce de villégiature peine à compenser la baisse d’activité vers les autres secteurs de la distribution, à l’exception des expéditions vers les régions méditerranéennes.

Rungis

Malgré l’atonie des marchés en ce début de vacances, les températures estivales et les festivités de fin de semaine permettent des ventes importantes de poissons à griller. De ce fait, les cours de la sardine sont revus à la hausse. Pour toutes les autres espèces, poissons blancs, coquillages et crustacés, les ventes sont beaucoup plus difficiles et les prix subissent un tassement régulier.

Dernière modification lemercredi, 18 juillet 2018 06:21
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