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S 13 2018 Note de conjoncture des produits de la mer

S 13 2018 Note de conjoncture des produits de la mer

Bretagne

Les volumes débarqués cette semaine sur les criées bretonnes sont d’un niveau correct. Les apports sont diversifiés et assez réguliers même s’ils ont été plus importants lundi. Pour les espèces à filet, les cours se sont maintenus à un niveau correct pour la saison, à l’exception du lieu noir qui, en raison des volumes importants disponibles sur les criées françaises comme à l’import, a vu son prix se replier sensiblement et passer notamment sous les 1€/kg pour les petites tailles. Pour la lotte, même s’ils se sont tassés en fin de semaine, les cours ont été soutenus et ont dépassé les 6€/kg lundi. A noter que l’effet Semaine Sainte en Espagne, ne s’est pas trop fait sentir cette année notamment, pour la cardine. Seuls les requins ont eu plus de difficultés à être commercialisés en fin de période. A l’import, le marché du dos de cabillaud est resté équilibré, ce qui a permis aux cours d’être stables. A noter également que les volumes de loup de mer sont importants et que de nombreuses opérations de mises en avant ont été mises en place. En magasin, la demande a été correcte, dans l’ensemble, et elle s’est développée à l’approche du week-end. Toutefois, pour une semaine avant Pâques, elle manque un peu de dynamisme. Pour la coquille Saint Jacques, les débarques ont été d’un bon niveau et la demande un peu plus tonique que les semaines précédentes, en raison des fêtes pascales. Les prix ont été plus fermes et ont atteint les 2,10€ en moyenne. En langoustine, les apports demeurent peu importants alors que les besoins se développent, ce qui permet aux cours de se maintenir à des niveaux élevés. En tourteau et en homard, l’offre est toujours insuffisante pour répondre à la demande et les prix se maintiennent toujours au sommet.

Boulogne

Les arrivages sont qualifiés de faibles jusqu’en milieu de semaine, bien que diversifiés. Ils se sont par contre considérablement améliorés vendredi, avec le retour des chaluts côtiers et des senneurs hollandais. Toutefois, certaines espèces manquent pour répondre favorablement à une demande accrue. C’est le cas des poissons plats avec peu de carrelet et de sole proposés à la criée. En outre, les espèces habituellement orientées vers l’export voient leur prix s’envoler, à l’image du rouget-barbet échangé parfois à plus de 15 €/kg. Malgré la saison, les arrivages d’encornet sont très corrects mais concentrés également en fin de semaine sur un marché qualifié de soutenu à très ferme, avec des cours parfois supérieurs à 13 €/kg. Les principales espèces issues de la pêche côtière, sont représentées par le hareng, le maquereau et le merlan. L’essentiel des arrivages sur ces poissons concernent cependant des tailles majoritairement insuffisantes pour être filetées, d’où des prix de retraits, avec en face un marché pour la congélation. Le commerce s’est activé à l’approche du week-end pascal. Mais avec une concentration des débarques en fin de semaine, et des poissons de taille globalement trop petite, l’offre peine à satisfaire les besoins sur le marché du frais. Les espèces en taille portion (3-4), plus activement recherchées voit leur prix gagner en fermeté. Le prix de la coquille reste soutenu aux alentours de 3 €/kg, avec une demande qui s’accélère en cette période festive. Les cours du lieu noir se sont effondrés, en raison d’apports très importants issus de l’importation et de la pêche hauturière. Aucune mise en avant n’a été nécessaire sur cet article puisque la réaction du marché est en corrélation avec l’offre disponible. La palette des espèces importées est complétée principalement par du lieu jaune, de la julienne et du loup en provenance d’Ecosse et d’Islande. La gamme habituelle en provenance du Danemark connaît une coupure d’approvisionnement dès le milieu de semaine.

Rungis

La semaine est restée très calme sous la halle de la marée à Rungis. En effet, la fin de mois et une météorologie peu propice aux ventes de détail ralentissent les ventes de concert. Les cours restent assez stables, voire fermes selon les espèces en raison d’une offre assez limitée sur les marchés intérieurs. En fin de semaine, les cours de dégagement tombent assez bas et facilitent l’écoulement du disponible encore présent lors du marché de samedi.

Dernière modification lemercredi, 04 avril 2018 15:34
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