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S 49 2017 Note de conjoncture des produits de la mer

S 49 2017 Note de conjoncture des produits de la mer

Bretagne

Même s’ils sont supérieurs à ceux de la semaine précédente, les volumes débarqués sur les criées bretonnes restent mesurés. Pour la julienne, malgré des apports plus importants, les prix se sont maintenus à un niveau correct, la demande sur ce produit étant dynamisée par une mise en avant dans une enseigne de la grande distribution. Pour l’églefin et le merlan qui ont vu leur volume débarqué en hausse, les cours se sont tassés jusqu’à jeudi, tout en restant d’un niveau correct. A la veille du week-end, leurs cours sont repartis à la hausse, et plus particulièrement pour le merlan qui était très demandé. Pour la raie, en revanche, l’augmentation des apports a provoqué une baisse des cours en fin de semaine. En lotte, les prix ont poursuivi leur hausse pour atteindre des prix très élevés qui ont flirté avec les 8€/kg pour les tailles 1 et 2. Pour les autres poissons nobles, la situation est identique. A l’import, l’offre en dos de cabillaud reste supérieure à la demande et de ce fait, l’écoulement du produit a été compliqué, ce qui a engendré une baisse des prix. De plus, avec un prix du saumon peu élevé, celui-ci concurrence le dos de cabillaud dans les rayons. Dans les magasins, la demande est peu soutenue mais d’un niveau normal pour la période. En coquille Saint Jacques, les pêches dans la baie de Saint Brieuc n’ont pas été trop perturbées par le mauvais temps, ce qui a permis des apports toujours d’un bon volume. Les cours ont progressé en moyenne de 2,50€/kg lundi, à 2,68€/kg mercredi. En crustacés, l’offre est restreinte et les prix poursuivent leur progression à l’approche des fêtes.

Boulogne

Contrairement à la semaine précédente, la pêche hauturière est quasi absente avec une seule débarque lundi. Le cours du lieu noir s’est malgré tout légèrement replié pour atteindre un prix moyen de 1,30 €/kg faute de commerce. L’absence de poisson plat est toujours à déplorer sur le port de Boulogne, exception faite du carrelet qui, sans atteindre de gros volume, a fait l’objet de débarques régulières. Les arrivages en coquilles, que ce soit sur Boulogne/Mer ou Dunkerque, poursuivent leur dynamique avec un cours plus ferme en fin de semaine porté par à une demande plus soutenue. On observe des arrivages non négligeables de maquereau suscitant un intérêt marqué malgré la saison. Sa commercialisation a été facilitée, malgré un prix à l’achat très ferme (près de 2,90 €/kg pour la taille 3 - 4) par la pénurie de cet article sur les autres provenances (Espagne, Ecosse…). Des arrivages réguliers de merlans permettent des cours bien orientés en fin de semaine (entre 0,60 € et 1,70 €/kg selon la taille). Malgré le 8 décembre, férié en Italie et en Espagne, l’exportation d’encornets vers ces destinations demeure active. Les tonnages importants débarqués sur le port de Boulogne se sont écoulés sans souci malgré l’opposition faite avec la disponibilité présente en Normandie à prix inférieur, mais d’une qualité plus hétérogène. Sans être euphorique, la demande suffit à écouler le disponible. En France, le commerce manque globalement d’entrain et les GMS restent prudentes dans leurs engagements du week-end. Il reste cependant relativement bien orienté avec un disponible suffisant pour répondre à la demande. Avec peu de diversités, l’activité à l’importation ne présente pas d’amélioration dans un contexte de marché morose. Le commerce est alimenté par peu d’espèces représentatives, vendus à des prix bas à l’image du lieu noir en provenance du Danemark et/ou d’Ecosse, échangé entre 1,30 € et 1,40 €/kg. La palette variétale est complétée par l’églefin et le sébaste islandais. Peu d’autres espèces sont débarquées dans des quantités significatives.

Rungis

Les ventes sont fluides tout au long de la semaine. La demande vers la restauration hors foyer est constante et absorbe une large part du disponible en poissons de grande consommation. Les cours du cabillaud et de l’ensemble des filets frais sont fermes face à ce niveau de demande. En fin de semaine, le niveau de fréquentation est important de la part des détaillants et des restaurateurs de la capitale. Les ventes de poissons plats, des bars sauvages et des autres espèces nobles sont fluides et s’accompagnent de cours orientés à la hausse.

Dernière modification lemardi, 12 décembre 2017 10:21
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