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Ventes en halles à marée en France en 2017 : céphalopodes

Ventes en halles à marée en France en 2017 : céphalopodes

Les céphalopodes

Les céphalopodes reprennent de la vigueur en 2017 après avoir marqué le pas en 2016. Les débarquements sont en hausse de 5 % générant un chiffre d’affaires en hausse de 20 % par rapport ce qu’il était en 2016. Le prix moyen s’élève de 14 % pour atteindre 5,53 €/kg. Sur la seiche, qui compte pour la moitié des volumes dans cette catégorie, le prix moyen s’est, en effet, hissé dans la plupart des lieux de débarquements qui comptent pour cette espèce (Arcachon, Boulogne, Dieppe, Erquy, la Turballe, les Sables d’Olonne) suite à une baisse des volumes au 1er semestre 2017. Au total, cette espèce régresse sur l’année de 6 %. Les calmars, 2e espèce de cette catégorie avec 36 % des volumes, ont vu leurs volumes gonfler de près de 14 %. Il convient de noter, enfin, une spectaculaire hausse des débarquements pour le poulpe (+ 40 % par rapport à 2016).

Si les volumes débarqués sur les façades méditerranéennes et en Bretagne Sud ont été relativement stables, ce sont les façades Nord et Manche qui ont bénéficié de cette amélioration des volumes sur cette catégorie (respectivement + 20 % et + 23 %), la façade Atlantique se repliant de près de 18 %.

 

Autres espèces

Parmi les autres catégories d’espèces, si on se penche d’abord sur les coquillages, les volumes de coquilles St-Jacques se sont améliorés de 5 % en 2017. Le bulot prend également 5 % de volumes en plus par rapport à 2016 et s’installe comme le 2e produit phare de cette catégorie. Sur la palourde rose, il s’agit d’une année de faible niveau d'activité, soit 6 fois moins qu'en 2014. Au final, les coquillages baissent de 3 % avec un chiffre d’affaires légèrement en diminution (- 0.8 %).

Pour les crustacés, les débarquements s’amenuisent de 10 % en 2017 alors que les revenus générés perdent 8 %. Les volumes de langoustines, principale espèce de cette catégorie, ont fondu de près de 17 % sur l’année, dû notamment à une chute des volumes de 60 % en décembre. La façade Atlantique et Bretagne sud, principaux producteurs, en sont impactés (respectivement - 34% et - 12%). L’araignée de mer tient, à l’image de 2016, des volumes supérieurs débarqués qui bloquent les cours en dessous de 1,8 €/kg alors que le tourteau, dont les volumes retrouvent le chemin de la croissance forte (+ 17 %) bénéficient d’un prix qui s'améliore également de 3,5 %, même si la pêcherie génère toujours moins de valeur que sur la période 2012-2014. Enfin, la crevette bouquet engrange un chiffre d’affaires à la hausse de 14 % grâce à une commercialisation d’été réussie permettant de tirer le prix moyen de 17 % sur l’année par rapport à 2016.

La vieille commune voit ses débarquements baisser légèrement tandis que son prix commence à s’apprécier (+ 15 %) pour se fixer à 1,45 €/kg.

Du côté des raies, il faut noter l’amélioration notable des déclarations de vente passées en criées puisque la part des raies classées par défaut en « raies divers » s’est réduite à la portion congrue (2 % du total des raies). Le prix moyen des raies continue de s’apprécier, en particulier sur la 1ère espèce en volume, la raie fleurie (+ 5,7 %).

À côté des coquillages et crustacés vendus vivants, de plus en plus de poissons vivants font leurs apparitions dans les ventes en criée dans la suite des premiers essais réalisés à Quiberon sur une vingtaine d’espèces, qui représentent plus de 3 tonnes vendues à un prix moyen supérieur à 20 €/kg. Les espèces les plus présentes sont le bar (1,4 tonne, à un prix moyen supérieur à 26 €/kg, contre un prix moyen de moins de 17€/kg en qualité E), le turbot (1 tonne), le griset (375 kg, à 15€/kg), le barbue (près de 200 kg) ou encore la dorade royale qui passe en un an de 1,40 kg à plus de 100 kg vendus sous criée.

Enfin, de nouvelles espèces font également irruption avec des progressions notables ces dernières années, comme la spisule dont les volumes ont été multipliés par 60 en 5 ans, notamment à Granville, la thonine qui grimpe de 46 % entre 2016 et 2017, sur la côte Atlantique, et en Méditerranée, la squille (+ 136 % en 2 ans), l’allotheutis (+ 137 % entre 2016 et 2017, quintuplé en 2 ans) ou les holothuries qui dépassent les 15 tonnes, commercialisées à plus de 2€/kg.

Les ventes hors criée

En 2017, les déclarations ont grimpé à 27 000 tonnes, contre 9 200 en 2016, soit une hausse de 200 % des volumes enregistrés hors criée. Le système de télédéclaration des achats hors halle à marées sur VISIOMer connaît un rythme de déclaration de l’ordre de 2 à 3 000 tonnes déclarées/mois, même si ces volumes sont encore partiels.

Les espèces les plus importantes en volume parmi celles qui sont déclarées sont la sardine (7 000 tonnes), le bulot (4 000 tonnes), le chinchard (3 000 tonnes), le germon (1 700 tonnes), le hareng (1 500 tonnes), le maquereau (940 tonnes), l’anchois (910 tonnes). Le thon rouge s’élève à 83 tonnes en 2017 et vient compléter les plus de 400 tonnes déclarés en criée pour cette année.

En outre, sur la civelle, les 1ères commercialisations sont bien intégrées dans VISIOMer depuis 2017, les volumes s’élevant à 1,3 tonne pour un chiffre d’affaires de près de 20 millions d’€.

Le début de l'étude ici 

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