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Ventes en halles à marée en France en 2017 : les volumes toujours en baisse

Ventes en halles à marée en France en 2017 : les volumes toujours en baisse

Les quantités mises en ventes en halles à marée en 2017 ont régressé de 3 % par rapport à 2016 pour atteindre 194 milliers de tonnes soit le niveau le plus bas observé depuis huit ans. L’augmentation de 2 % du prix moyen par rapport à l’année précédente n’a pas permis de compenser la baisse des volumes car la valeur des ventes est en léger recul de 1 % sur l’ensemble de l’année. En tendance longue, le prix moyen confirme sa tendance haussière en prenant 0,50 € entre 2000 et 2017. 249 espèces différentes ont été vendues en criées en 2017, dont 4 représentent le tiers des apports, 9 pèsent plus de la moitié des apports (merlu, sardine, coquille Saint-Jacques, baudroie, merlan, seiche, lieu noir, maquereau, bulot), 22 font 75 %, 53 font 95 % et 94 espèces font 99% des volumes totaux.

En 2017, les criées des façades atlantique et méditerranéenne ainsi que celles des Hauts-de-France ont vu leurs volumes diminuer le plus fortement (respectivement – 14 %, – 8 % et – 6 % par rapport à 2016). D’une manière moins forte, les volumes débarqués en Bretagne sud se sont également repliés de 2 % et les criées de la Manche enregistrent une stabilité. Avec des volumes en hausse de 4 %, la criée de Lorient est la 1ère criée en volume, si l’on s’en tient aux ventes aux enchères, passant devant Boulogne-sur-Mer qui voit ses ventes régresser de 7 % au cours de l’année en comparaison à 2016. En valeur, la criée du Guilvinec reste en tête du classement (74 M€) malgré une baisse de 3 % des volumes vendus, mais s’appuyant sur un prix moyen en hausse 2 %.

Les poissons blancs

En 2017, les volumes de poissons blancs débarqués en halles à marée ont reculé de 3 % en volume et en valeur. Les principales espèces de poissons blancs sont en repli à l’exception du lieu noir (+ 30 %), du tacaud (+ 20 %) et de l’églefin (+ 8 %). Les prix moyens de toutes les espèces de cette catégorie sont en baisse de 1 % sur l’ensemble de l’année. Les plus fortes baisses de volume sont enregistrées sur le grenadier de roche (- 70 %), le cabillaud (- 27 %), le lieu jaune (- 22 %) et le merlan (- 17 %). La baisse de ce dernier s’explique par une chute des débarquements sur les gros points d’approvisionnements traditionnels (Le Guilvinec, Boulogne-sur-Mer et Erquy). Le grenadier de roche, quant à lui, voit ses volumes divisés par 4 en un an, notamment à Lorient son quasi-unique lieu de vente. La façade méditerranéenne voit ses volumes régresser de 23 %. 4 criées normandes ont eu des baisses débarquements sur cette catégorie d’espèces : Fécamp (- 70 %), Dieppe (- 10 %), Grandcamp (- 8 %) et Granville (- 4 %). Boulogne se situe en deuxième position derrière Lorient (20 % des apports de poissons blancs) qui a vu ses volumes augmenter en 2017 grâce à une hausse sur le lieu noir, l’églefin et le tacaud. Pour ce dernier, les volumes sont importants (+ 50 % à St Quay Portrieux, + 33 % au Guilvinec, + 18 % à Cherbourg, + 14 % à Erquy), en particulier en janvier puis août à octobre, mais des valorisations qui n'ont pas toujours suivi, par exemple à l'automne. Les différentes lingues ont des apports stables cette année, la lingue bleue dépassant même la lingue franche grâce à un renchérissement de 25 % de son prix moyen pour s’établir à 2,52 €/kg, et des ventes de lingue espagnole sont déclarées depuis 2015.

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