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S 07 2020 Note de conjoncture des produits de la mer

S 07 2020 Note de conjoncture des produits de la mer

Bretagne

Cette semaine se caractérise par les mauvaises conditions météorologiques et la succession des tempêtes qui a désorganisé l’approvisionnement. La pêche côtière a été fortement réduite et la pêche hauturière a vu ses rotations perturbées. De ce fait, les volumes débarqués se sont concentrés sur le début de semaine puis se sont fortement réduits. Les prix, à un niveau correct pour la saison en début de semaine, ont ensuite progressé par manque de volume. Pour la lotte, les cours inférieurs à 5€/kg en début de semaine ont repris près de 1€/kg et se sont rapprochés des 6€/kg à l’approche du week-end. A l’import, l’activité commerciale est également compliquée, en raison des mauvaises conditions météorologiques sur tout le nord de l’Europe qui perturbent les pêches et la logistique. La demande, en GMS comme en magasin de détail, a été poussive et a ciblée principalement les espèces en promotion au vu des prix élevés des autres produits de fond de rayon. Le commerce des poissons nobles, à destination de la restauration et des crustacés, a été plus actif en raison de la fête de la Saint Valentin. Cette fête a également bénéficié aux crustacés et notamment au tourteau, en raison de prix en recul, ce qui permet une demande plus intéressée. Pour la coquille Saint Jacques, les pêches dans la baie de Saint Brieuc ont également été perturbées par le mauvais temps, ce qui a permis des cours corrects aux environs des 2,30€/kg lundi. Mais avec un volume débarqué plus important mercredi, les prix sont retombés au niveau du prix plancher et environ 15% des volumes ont été dirigés vers les usines de transformation.

Boulogne sur Mer

La tempête Ciara venue d’Ecosse, longe l’archipel des îles britanniques et s’engouffre en Manche dès le premier jour de février. Soixante-douze heures durant, les vitesses de vent dépassent les 100km/h, gonflant une houle déjà soutenue par des coefficients de marée élevés. Ces conditions météorologiques annihilent tout espoir des pêcheurs côtiers de prendre la mer en début de semaine et la première débarque n’intervient que jeudi, offrant presque exclusivement du maquereau à la criée. La vente de cette offre fort limitée se déroule sans surprise correctement. Le prix moyen s’affiche autour de 1,50€ HT/kg. La flottille côtière reprend la mer vendredi, espérant ramener une pêche satisfaisante dans ses filets samedi. Les mareyeurs se trouvent confrontés d’une part à ces faibles débarques, limitées essentiellement au maquereau, accompagné d’un peu de hareng et de très faibles quantités de merlan et, d’autre part, à un commerce qui marque un ralentissement, comme c’est généralement le cas, au cours des vacances scolaires de février. Les fileteurs confirment ce marasme au port, où l’offre est peu diversifiée au-delà du maquereau. L’absence de merlan et divers n’est guère compensée par le peu de roussette disponible.Un seul navire de pêche hauturière accoste mardi, proposant peu de quantité à des prix très élevés. Le lieu noir s’apprécie entre 2,40 et 2,50€ HT/kg. La Julienne complète cette débarque de la semaine. A l’import, l’activité est ralentie par les conséquences des mauvaises conditions météorologiques sur les zones de pêche Manche et Mers celtiques, Mer du Nord, Ouest Ecosse, Islande et Féroé. Le manque de poisson est criant sur toute l’Europe du Nord-Ouest. Les prix flambent et cette envolée des cours conduit les acheteurs à se limiter à leurs seules commandes fermes. On relève une incidence sur l’emploi au niveau des contrats à la tâche, limités temporairement à leur minimum horaire. Le consommateur montre une certaine réticence face à l’augmentation des prix de vente. Le prochain épisode dépressionnaire attendu pour le week-end, ainsi que le début des vacances scolaires en zone B, ne laissent pas augurer de franche éclaircie dans l’immédiat pour l’activité autour du port de pêche de Boulogne-surMer.

Rungis

L’activité reste limitée tout au long de la semaine. Les congés scolaires amputent la région parisienne d’une large part de ses consommateurs, la restauration collective est au ralenti. Malgré une offre générale assez limitée, les cours sont difficilement soutenus dans bon nombre d’espèces. Les tempêtes en début de semaine ont ralenti ou stoppé l’activité des pêches côtières sur le pourtour métropolitain. Dans ce contexte, les cours de la sole progressent de façon significative en fin de semaine malgré une demande en baisse.

Dernière modification lemercredi, 19 février 2020 07:40

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