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S 46 2019 Note de conjoncture des produits de la mer

S 46 2019 Note de conjoncture des produits de la mer

Bretagne

Cette semaine ressemble aux précédentes en termes de volumes débarqués. En effet, ceux-ci restent modérés avec toutefois un peu de diversité, mais en faible quantité. Pour les espèces à filet, les volumes débarqués restent globalement insuffisants, malgré une demande peu dynamique et les cours se maintiennent donc à de bons niveaux. En lotte, la conjonction entre une offre mesurée et des besoins dynamisés a permis aux cours de se rapprocher des 9€/kg, mercredi. Ils se sont tassés ensuite pour repasser sous la barre des 7€/kg à la veille du week-end. Pour la raie, les prix soutenus en début de semaine se sont fortement repliés ensuite pour se rapprocher des prix planchers, en raison de volumes débarqués plus importants et d’une concurrence accrue de marchandise d’import. Comme habituellement au mois de novembre, la demande est peu présente et elle se concentre principalement sur les mises en avant et les petits prix. De plus, la concurrence et les prix élevés à l’achat ont compliqué un peu plus l’activité commerciale. Pour la coquille Saint Jacques, en raison du mauvais temps et malgré des pêches de rattrapages, les volumes débarqués n’ont pas été très importants. De plus, une enseigne de la grande distribution était en promotion sur ce produit. En conséquence, les cours sur les criées des Côtes d’Armor ont été soutenus en début de semaine, à 3€/kg, ils se sont ensuite tassés et se sont élevés aux alentours des 2,35€/kg, mercredi et jeudi. En homard, le disponible est toujours très faible, les cours progressent fortement.

Boulogne sur Mer

L’amélioration des conditions météorologiques assurent une rotation régulière des chaluts. La pêche côtière, bien que correcte, demeure ciblée sur quelques espèces. Le maquereau a disparu au profit du hareng dont les gisements côtiers assurent des débarques satisfaisantes. Les fêtes locales à venir, dont l’intérêt vise à promouvoir la consommation du hareng auprès du grand public, permettent à l’offre présente de répondre sans rupture d‘approvisionnement à une demande croissante pour la circonstance. En outre, des mises en avant organisées par certaines enseignes de la GMS facilitent son écoulement en rayon. Les débarques d’encornet restent très correctes, ce qui maintien une relative stabilité du prix cette semaine, parfois ressenti comme trop ferme face, d’une part à une demande trop timide, et d’autre part à une concurrence hollandaise plus agressive sur les prix. Le barbet poursuit sa saisonnalité. Echangé à 4 €/kg (taille 100/200) en début de semaine, le cours se tasse à 2,50 €/kg en moyenne avec l’accélération des arrivages en fin de semaine. Le merlan reste absent à la criée, alors que des débarques de carrelet sont signalées.Si les volumes sont mesurés, cela permet toutefois aux mareyeurs de proposer un article habituellement peu proposé ces dernières semaines. La coquille poursuit sa saison mais pâtit de la concurrence anglaise. Pour autant, la demande étant soutenue, le prix reste ferme entre 3,80 € et 4,60 € selon arrivage. La pêche hauturière assure le minimum et est peu représentatif. Le lieu noir et le merlu sont les deux seuls espèces à citer, mais avec une offre déficitaire qui oriente les prix à la hausse. Le lieu noir est échangé entre 1,80 €/kg et 2 €/kg et le merlu de 2,80 € à 3,50 €/kg. L’activité à l’importation ne diffère pas de la semaine précédente avec des apports très restreints en provenance d’Islande. Les cours progressent logiquement. Les arrivages d’encornet, de lotte et de merlu en provenance d’Ecosse suivent la même tendance, sur un marché contrasté et peu nerveux. Face à des prix jugés trop élevés, ces articles importés transitent pour être redirigés vers nos voisins européens.

Rungis

La pleine activité de la restauration hors foyer s’accompagne d’une absorption massive de l’ensemble de l’offre en marée courante. Les cours restent assez fermes toute la période en cabillaud, en lieu noir, en raie et dans l’ensemble des filets frais. Les conditions de pêches relativement difficiles en atlantique limitent la production des pêches de grands fonds au chalut tels que lotte, empereur et des pêches côtières (bar de ligne, turbot et langoustine). Par conséquent certaines espèces profitent de cours assez fermes. Les cours restent assez élevés en coquilles Saint-Jacques, conséquence du manque de régularité des volumes pêchés.

Dernière modification levendredi, 22 novembre 2019 08:46
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