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S 45 2019 Note de conjoncture des produits de la mer

S 45 2019 Note de conjoncture des produits de la mer

Bretagne

Cette semaine en raison des mauvaises conditions climatiques, peu de marchandises ont été débarquées en provenance de la pêche côtière. La pêche hauturière a également été perturbée par ces conditions météorologiques qui, combinée à la rotation des bateaux et à la saisonnalité, a vu ses volumes débarqués être d’un niveau peu important. Les prix de la lotte, déjà élevés au lendemain du week-end (supérieurs à 6€/kg), ont progressé toute la semaine pour terminer à près de 8€/kg vendredi. Pour les espèces à filet, par manque de volume, les cours restent soutenus, voire progressent fortement pour le lieu noir. Seul le merlan a vu des apports un peu plus conséquents sur les criées de Bretagne Nord et donc ses prix se tasser. A l’import, le disponible en dos de cabillaud reste inférieur aux besoins, ce qui permet à son cours de se maintenir à des niveaux élevés. Au lendemain d’un week-end prolongé, la demande de réassort a été forte, notamment de la part des GMS. Elle s’est ensuite ralentie avant de se réactiver à la veille d’un nouveau congé de fin de semaine prolongé.pour la coquille Saint Jacques, l’activité reste morose sur les criées des Côtes d’Armor. Les cours ont atteint les 2,56€/kg de moyenne lors de la vente de lundi, avant de baisser à 2,32€/kg à celle de mercredi et d’atteindre le prix plancher, jeudi, avec une grande majorité des volumes dirigée vers la transformation.En crustacé, le disponible est toujours faible et les cours sont fermes.

Boulogne sur Mer

Avec un flux général perturbé constitué de dépressions successives, qui remontent du centre de l’Atlantique vers les Îles Britanniques et la Scandinavie, les conditions de pêche et les gisements sont impactés diversement. La pêche côtière note une semaine régulière, tant en termes de rythme et de diversité des espèces constituant les débarques, qu’au niveau de la fréquentation du marché et des cours pratiqués. Les mareyeurs bénéficient toujours de l’abondance du rouget-barbet, ce qui n’empêche pas son cours d’évoluer de 1,20€ HT/kg le mercredi à plus de 2€ HT/kg le vendredi. Le hareng fait une arrivée remarquée chez les fileteurs et les volumes soudains disponibles pèsent sur son cours, qui s’effrite de 1,05€ HT/kg à 0,65€ HT/kg entre le milieu et la fin de la semaine. La demande est plutôt en berne, mais ce marché fragile nourrit toutefois quelques espoirs en fin de semaine, avec un retour aux achats, en perspective du week-end de trois jours, incluant la Commémoration de l’Armistice de 1918. A l’import, le marché n’est guère brillant. Les pêches en provenance de la Mer du Nord sont limitées en raison des mauvaises conditions. Les prix sont anormalement élevés, au-delà des valeurs habituellement pratiquées lors des périodes de tension annuelles, en début d’année civile notamment. La demande sur le marché intérieur, déjà peu présente à priori, n’est pas encline à évoluer dans ce contexte. La perspective de l’atteinte du plafond des quotas annuels conduit également certains armateurs à attendre d’éventuelles conditions plus favorables pour larguer à nouveau les amarres.A l’export en revanche et plus particulièrement à destination des Pays Méditerranéens, la semaine est très satisfaisante, avec des débarques importantes d’encornet et dans une moindre mesure de merlan et de barbet. Les premiers harengs, les « poissons bleus », pêchés dans une mer encore insuffisamment refroidie ne présentent pas les caractéristiques optimales pour l’expédition vers ces destinations et les opérateurs suivent avec attention l’évolution de la météo automnale.

Rungis

Les ventes restent difficiles sous la halle parisienne des produits de la mer pour cette deuxième semaine de congé scolaire de la Toussaint. A une fréquentation limitée s’ajoutent des volumes en commande vers la restauration hors foyer assez bas. Les cours sont difficilement soutenus sur l’ensemble de la période dans bon nombre d’espèces proposées. Malgré des volumes échangés modestes, certains poissons trop peu représentés voient cependant leur cours s’élever de façon significative. C’est le cas du cabillaud entier frais, des maquereaux de fort calibre, et de la coquille Saint Jacques dont les arrivages sont manquants en début de semaine.

Dernière modification lejeudi, 14 novembre 2019 09:56

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