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Portrait d’un Artisan Poissonnier

Stéphane Minot, poissonnier depuis 1991, propose depuis 2007 du poisson de qualité à Créteil. Passionné par son métier, il s’inquiète de l’avenir, de la reprise par les jeunes de nos commerces et de la survie d’un savoir-faire unique. Avec lui, analysons les difficultés auxquelles sont soumises les poissonneries.

M. Minot, quel est votre parcours ?

Je suis poissonnier depuis 1991. J’ai été vendeur puis responsable de poissonnerie. Puis je suis devenu professeur au CFA de Rungis avant d’acheter la poissonnerie Créteil Marée. 

En 2007, j’ai été médaillé Meilleur Ouvrier de France.

Vous avez donc été près des jeunes au CFA. Employez-vous des apprentis ?

J’ai 3 apprentis dans la boutique. Deux sont au CFA et un est un DIMA (ndlr : Dispositif d’Initiation aux Métiers en Alternance). Un jeune qui est encore au collège, en alternance dans l’entreprise.

N’est-ce pas difficile à cet âge d’être apprenti ?

Bien sûr. Le métier est difficile et ne bénéficie pas d’une bonne image. Le froid, l’odeur, les horaires : il faut du courage. Certains ne sont pas vraiment là par choix mais par dépit, parce qu’ils ne savent pas quoi faire ou juste pour valider leur bac. Pro et partir ensuite dans l’administration. Alors déjà qu’on manque de jeunes, en plus certains sont pas du tout motivés.

Mais alors, pourquoi prendre un jeune ?

Pour la transmission de notre métier, pour la survie de commerces, pour pouvoir passer la relève, pour pouvoir vendre nos commerces ! Prenez des jeunes pour reprendre le métier !

Comment les motiver alors ?

Il n’y a pas de secret. Avec la conjoncture actuelle, un jeune veut gagner de l’argent. Certains sont encore animés par la passion du métier mais c’est rare. Il faut offrir des jours de congés, des primes de fin d’année et permettre de faire des heures supplémentaires. Par exemple, chez moi, ils ne travaillent pas le dimanche après-midi, le lundi et le mardi. Ils sont heureux de ça.  

Les GMS ne sont-elles pas de la concurrence en matière de salaire ?

Non car, en général, Les grandes surfaces promettent monts et merveilles. J’ai moi-même eu l’exemple avec une apprentie qui est partie travailler en GMS et qui a donné sa démission au bout de deux mois. Le salaire annoncé n’est jamais celui qui est perçu. Il y a toujours des obstacles et en général on les tient en leur tenant des promesses.

Comment bien former un jeune ?

Il faut déjà aimer, montrer et expliquer son métier. Et je crois qu’il ne faut pas imposer une seule manière de faire certaines choses. Au sein de mon entreprise, nous montrons par exemple aux jeunes différentes façons de fileter. Ensuite, il choisit la manière qu’il préfère et il se sent ainsi plus à l’aise.

Il faut aussi valoriser son travail. Le jour où l’on propose à un apprenti de vendre en boutique ses filets, ça lui fait plaisir et ça le responsabilise.

L’émulation entre les différents jeunes est aussi importante. Et si vous arrivez à créer une bonne ambiance où les différents apprentis deviennent amis en plus d’être collègues, c’est bénéfique à l’entreprise. D’ailleurs, pour que tout se passe bien, la parité est importante.

Enfin d’un point de vue pédagogique, il faut les mettre à l’aise pour qu’ils prennent confiance eux. Le début est contraignant. Il faut être toujours avec eux. Mais petit à petit, ils deviennent opérationnels.

Quelles sont les ressources nécessaires pour bien accueillir un jeune ?

Déjà, vous devez avoir suffisamment de place pour les accueillir. Ensuite il faut du temps, de l’énergie et beaucoup de patience.

Mais alors est-ce rentable d’avoir un jeune ?

Oui ! Au bout d’un an, un apprenti réalise le travail équivalent à celui d’un employé. Et quand le jeune est motivé, ça devient super. L’État fournit des aides qui permettent de faire quelques économies. 

Chacun doit trouver des solutions pour aider les jeunes à aimer le métier et pour en faire de bons poissonniers. Il en va de toute façon de l’avenir de notre profession ! À nous de faire découvrir notre métier. 

 

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6, Rue des Frères Montgolfier - ZA La Tourelle 2 
22400 Noyal
Tél : 09 81 44 44 43

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