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S 07 2014 Note de conjoncture des produits de la mer

Bretagne

La persistance des mauvaises conditions climatiques, exceptionnelles dans l'ampleur et la durée, par la succession de coups de vent, affecte de plus en plus l'activité de pêche. L'ensemble de la flotte est impactée, des côtiers aux hauturiers. D'autre part, les tonnages débarqués sont parfois très inférieurs à la normale. Les cours renchérissent à nouveau, pour atteindre des niveaux élevés, ce qui ne facilite pas les ventes. Les mareyeurs se trouvent aussi dans une situation très difficile. L'activité de filetage pâtit du manque de matière première. Les disponibilités en dos de cabillaud de Norvège sont larges, nettement moindres d'Islande cette semaine. Ce produit toujours très attractif en prix, concurrence fortement la commercialisation des autres espèces. Très peu de disponible en tourteau et prix en hausse. Demande peu intéressée sur la coquille dont les apports sont restreints .

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Les Artisans Poissonniers à l'épreuve des tempêtes

Du bord du quai à l'étal du poissonnier, le moral est en dépression. Les coups de tabac font fumer l'océan et flamber les prix du poisson.

On n'entend pas beaucoup chanter les poissonnières en ce moment. Difficile en effet de vanter une marchandise de plus en plus rare et forcément plus chère sur les étals. « Le groupement des poissonniers de Lorient a vu son volume d'achats sur le port baisser des deux-tiers sur un mois... »Président de l'Union nationale des poissonniers de France, Pierre Labbé estime la situation suffisamment inquiétante « pour réclamer des mesures de chômage technique pour nos entreprises les plus importantes et le report de nos charges sociales ».

Au niveau national, le chiffre d'affaires des poissonneries traditionnelles, liées aux apports de pêche fraîche des ports français, « est en chute de 40 % », indique Pierre Labbé, qui précise qu'« en Bretagne, c'est pire ». Après un mois de décembre « exceptionnellement bon », c'est donc la douche froide. D'autant que la clientèle se montre timide devant les prix et le manque de choix. En revanche, la coquille saint-jacques est abondante et de saison. La situation est moins tendue pour les grandes surfaces, qui commercialisent davantage de produits d'importations. Pour mémoire, plus de 80 % des produits de la mer consommés dans l'Hexagone sont importés.

Une situation inhabituelle

Les tempêtes qui s'enchaînent depuis un mois et demi clouent les navires à quai et mettent le mareyage au chômage. Pêcheurs bretons, normands et ligériens sont habitués au mauvais temps. « Mais là, nous avons affaire à une succession exceptionnelle de dépressions très creuses avec beaucoup de vents de secteur sud. C'est inhabituel », souligne José Jouneau, président du comité des pêches des Pays de la Loire.

« Les plus gros chalutiers qui arrivent à sortir, pêchent mal et en petite quantité », précise Daniel Lefèvre, son homologue de Basse-Normandie. Le Breton Olivier Le Nézet évoque, pour sa part, une situation de « crise grave et des armements en grande difficulté ». Il souhaite des mesures d'aides « pour l'ensemble de la filière avale ».

Premières mesures d'urgence : le Comité national des pêches débloque ses caisses chômage intempéries. Des aides vont aussi être possibles dans le cadre du Fonds européen des affaires maritimes et de la pêche. L'Énim (la Sécurité sociale des marins) doit se montrer souple sur la collecte des charges sociales, tandis que le Crédit maritime Normandie-Bretagne annonce des facilités pour ses clients. Une rencontre doit également être organisée avec le ministre des Transports, de la Mer et de la Pêche.

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Suite aux intempéries, l’UNPF demande des aides d’urgence pour les Artisans Poissonniers.

La succession des tempêtes et inondations de ces derniers mois a de graves conséquences sur la vie des Artisans Poissonniers. En effet, le manque d’approvisionnement par les pêcheurs qui ne peuvent pas sortir en mer engendre d’une part des pénuries de produits et d’autre part une importante montée des prix. Les clients se détournent des poissonneries malgré la faible marge appliquée. Enfin, certains commerces sont eux-mêmes inondés et donc dans l’incapacité d’ouvrir.

Face à cette situation, l’UNPF a déjà entamé des négociations avec les autorités compétentes afin que des aides d’urgence soient accordées aux victimes directes et indirectes de ces conditions météorologiques désastreuses.

L’UNPF sollicite les différents acteurs politiques pour que des dédommagements financiers et des étalements de paiement permettent à la filière de surmonter cette épreuve.

Votre organisation professionnelle vous apportera dès que possible des précisions sur les modalités.

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