Menu

A vendre : remorque-magasin réfrigérée de 6 mètres

Remorque magasin DEMOULIN réfrigérée de 6 mètres plus deux tables de 1 m à chaque bout.

Avec motorisation pour la déplacer.
Elle est d'avril 2011 et en parfait état.
34 000 EUROS HT
Villaines-la-Gonais 72 400

Tél : 02 43 93 28 66

En savoir plus...

S 04 2014 Note de conjoncture des produits de la mer

Bretagne

En terme de commerce, cette semaine apparaît aussi difficile que la précédente. Les volumes disponibles sont revenus à des niveaux normaux tant français qu'à l'import, avec le retour à la normale des rotations de bateaux. Les cours se sont tassés, voire ont baissé (raie, lieu, lotte) dans la plupart des espèces. L'activité commerciale reste décevante dans la fluidité en aval, avec une demande timide et des consommateurs toujours peu aux achats dans les magasins. Les offres en dos de cabillaud très compétitives, gênent les ventes dans les autres espèces moins attractives en prix. En coquille, écoulement encore correct, mais des tonnages plus importants sont attendus la semaine prochaine. Petite demande en tourteau et prix en baisse.

En savoir plus...

Vents portant pour la criée... Et toute une filière

Qualité, diversité : le détaillant fier de son poisson !

« Regardez ce maquereau. Il est tout frais, il glisse des mains ! Luisant, l'oeil vif. » Patrice Allaire est fier de son étal. Installé sur le boulevard du Vendée-Globe depuis deux ans et demi, ce poissonnier se fournit chaque matin à la criée des Sables-d'Olonne. Dès 4 h ou 4 h 15, il se prépare à participer aux ventes : cela représente 80 % de ce qu'il propose en boutique.

Comment fait-il son choix ? « En fonction des arrivages, des prix, de la concurrence. Ce matin j'ai pris des bars. Hier, c'était des soles », explique-t-il.

Cette année encore, le bilan de la criée est bon (lire ci dessous). 7 200 tonnes vendues, 35 millions d'euros de chiffres d'affaires. C'est la quatrième de France en tonnage. Ce qui fait sa force ? «La qualité et la diversité », pense Patrice Allaire, confirmant le sentiment de la plupart des acteurs portuaires. Pour lui, la fraîcheur s'est nettement améliorée ces dernières années. « Le poisson a deux jours de mer, ça change tout. » Notamment grâce à l'apport des senneurs danois. Mais pas seulement, insiste Pierre Sarrazin, le responsable du centre des marées : « Tous les pêcheurs ont fait des efforts. »

« La sole fait le yo-yo »

La diversité ? Certes, ce n'est peut-être plus la grande époque. « Quand les bateaux partaient dans le nord, ils ramenaient de la langoustine, de la raie », se souvient Patrice Allaire, qui avait avant un banc à la poissonnerie pilote, à côté de la criée. « Parfois jusqu'à dix tonnes par semaine ! » Aujourd'hui, il salue cependant le dynamisme du centre des marées sablais. « S'il manque une espèce, les responsables n'hésitent pas à faire venir d'autres bateaux. Toute l'année, on a une relative stabilité dans les apports et les cours. »

Pour le poissonnier, l'année 2013 a été très bonne. Avec ses trois salariés, il a réalisé environ 500 000 € de chiffre d'affaires. « Les prix se sont maintenus. Seuls le merlu et la sole ont fait un peu le yo-yo. Parfois, de gros apports font chuter les tarifs. »

Le consommateur ? De plus en plus friand de poisson. « Les jeunes couples aiment cuisiner, le mercredi, quand ils sont avec les enfants. Le poisson entier se vend bien : on voit plus la fraîcheur que sur un filet ! » En bon spécialiste, le client des Olonnes rechigne un peu sur les prix... « À mon avis, on est pourtant moins cher qu'aux alentours, assure Patrice Allaire.Pourtant, les gens n'hésitent pas à nous faire des remarques. » Le poissonnier s'adapte chaque jour en fonction des cours. « Les gens achètent aussi beaucoup en grande surface. Souvent par idée reçue : ce n'est pas moins cher que nous, loin de là ! »


« La bonne année des petits chalutiers »

Plus dur pour les petits bateaux

« L'année 2013 a été plus dure pour les ligneurs. » En plus d'être copropriétaire, l'Armement coopératif artisanal vendéen (Acav) assure la comptabilité de 78 bateaux en Vendée. Le chiffre d'affaires des plus petits a chuté. « Principalement à cause de mauvaises conditions météo qui les ont empêchés de sortir», détaille Christian Pitra, le président de l'Armement. « La saison de bar a été mauvaise », complète Jacque Lebrevellec, le directeur. Comme les fileyeurs et les pus grands navires, leschalutiers-senneurs sont dans la moyenne : légère baisse en tonnage mais hausse du chiffre d'affaires. « Et surtout, 30 % d'économie de carburant. » Les petits chalutiers de moins de 12 mètres s'en sortent le mieux avec une certaine progression.

Un nouveau navire ?

Le Mabon III, un chalutier-senneur, devrait être fini de construire au printemps. C'est le « sistership » du Cayola, mis à l'eau cette année : un événement dans un secteur de la pêche qui avait plutôt vu casser ses bateaux depuis quelques années. Le Mabon III sera dirigé par Romain Picaud, 30 ans, co-armateur avec l'Acav. Il vient de déménager du Croisic pour s'installer aux Sables, où il apprend actuellement la senne danoise sur l'Arundel. L'armement réfléchit, également, à acheter un chalutier d'occasion en Bretagne. « On aurait un jeune prêt à le reprendre, commente Christian Pitra. Mais il faut que les comités des pêches se mettent d'accord sur le transfert des quotas. »

Recours sur la senne danoise

« Sans nouvelle après notre recours gracieux, nous avons engagé un recours contentieux. Nous espérons une réponse avant mi-février », rappelle Jacques Lebrevellec, directeur de l'Acav. Le préfet de la région Aquitaine a interdit l'accès de la bande côtière des 12 milles aux senneurs danois (Ouest-France du 26 octobre). La Charente semble aussi y réfléchir.

L'Acav, dont trois bateaux sont concernés, n'entend pas rester les bras croisés. « D'autant que ces bateaux sont aussi chalutiers. Et on leur a refusé, aussi, la pêche au chalut alors qu'ils disposent d'autorisations, constate Jacques Lebrevellec. Concernant la senne danoise, le comité national des pêches s'est saisi de la question pour réfléchir à un encadrement sur tout le littoral. »


« S'agrandir pour continuer à se développer »

Entretien avec Pierre Sarrazin, responsable de la criée.

Pas trop de conséquences après les tempêtes de Noël ?

On est en hiver, il y a du vent, des vagues... C'est normal. Là, c'est vrai que ça a été long. Pendant quinze jours, très peu de bateaux sont sortis. On a peu vendu et les prix ont monté.

Quels sont les résultats de la criée en 2013 ?

On ne va pas se plaindre ! Cette année ressemble à la précédente. 7 200 tonnes de poissons ont été vendues. Une légère baisse de 1 %, quasiment la stabilité. On reste la quatrième criée de France. En valeurs, cela augmente de 5 % avec un chiffre d'affaires de 36,7 millions d'euros. Le prix moyen a été de 5,11 €, en hausse de 7 %. Pourquoi ? Les espèces pêchées ont été différentes. Moins de poisson noir et de thon blanc. Bonne campagne de merlu et stabilité de la sole.

Fort de ces bons résultats, le centre des marées envisage-t-il de s'agrandir ?

Oui. C'est un projet pour l'instant. 4 000 m2 sont laissés vacants par les établissements Tesson. Cela nécessiterait des travaux. Mais cela permettrait de créer de nouvelles cases à marée, d'agrandir la zone tampon, qui sert à stocker. On commence à être à l'étroit, c'est la solution pour se développer. Sans doute l'avenir de la criée.

Qu'est-ce qui explique cette bonne année ?

Il faut rester prudent ! On est toujours à la merci des aléas et on ne sait jamais ce qui va nous tomber sur la tête, notamment depuis Bruxelles ! Les conditions météo changent, on a eu un printemps pourri qui a tout décalé. D'une année sur l'autre, c'est différent. Les pêcheurs ne plantent pas, ils récoltent ce que la mer donne. Un constat, cependant : le poisson est là. Les marins ont su s'adapter, les efforts engagés paient. Une pêche plus durable, plus sélective, moins gourmande en gasoil.

Où part le poisson vendu aux Sables ?

L'Espagne reste un acheteur de poids : plus de 40 %. Ensuite, l'Italie, l'Allemagne, Rungis. On a beaucoup de petits détaillants. Sur 130 acheteurs agréés, ils sont une soixantaine. Par ailleurs, une trentaine commandent par internet, à distance, en utilisant les services que nous proposons de conditionnement et d'expédition. La vente en ligne se développe.

Et les bateaux, d'où viennent-ils ?

Des Sables pour près de 60 %. Après, une partie vient de Vendée : L'Île-d'Yeu et Saint-Gilles, en hausse. Pour le reste, environ un quart des bateaux viennent d'ailleurs, surtout de Bretagne.

Comment abordez-vous la réforme de la pêche européenne et notamment la mise en place du rejet zéro ?

Impossible à appliquer ! Mon métier, moi, c'est de vendre du poisson frais. Pas de stocker des rejets. Qui fait quoi ? Qui paie ? Pour l'instant, on ne sait rien. Que ceux qui votent ce genre de loi mettent en place les moyens. Bien évidemment, s'il faut le faire, on le fera. Mais en l'état actuel des choses, ça semble vraiment compliqué.

Matthieu MARIN - Ouest-France

En savoir plus...

L'U.N.P.F

Formation Continue

Stages de formation

Contact

Union Nationale de la Poissonnerie Française 

6, Rue des Frères Montgolfier - ZA La Tourelle 2 
22400 Noyal
Tél : 09 81 44 44 43

E-mail