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S 39 2019 Note de conjoncture des produits de la mer

S 39 2019 Note de conjoncture des produits de la mer

Bretagne

Dans la continuité des semaines précédentes, les apports dans les criées restent relativement faibles et les espèces proposées sont peu diversifiées. Ce manque de volumes s’est ressenti sur la pêche hauturière comme sur la pêche côtière. De ce fait, les principales espèces à filet se sont maintenues à des niveaux de prix élevés. Pour les poissons nobles, les cours sont toujours très élevés. En lotte, les prix ont également progressé, pour atteindre les 7€/kg en milieu de semaine avant de baisser à l’approche du week-end et de retrouver un niveau moins élevé aux alentours des 6€/kg. A noter que sur les criées du nord de la Bretagne, les volumes débarqués de céphalopodes, et notamment de seiches, sont en progression. Les cours de cette dernière espèce se sont tassés aux environs des 2,50€/kg, niveau bien inférieur à celui des campagnes des années précédentes à la même époque. A l’import, la situation est identique à celle du marché hexagonal, avec un manque de marchandise dans de nombreuses espèces. Les volumes disponibles en loup et en sébaste sont très faibles et les prix sont soutenus. En dos de cabillaud, l’offre, quoique davantage présente, reste toutefois bien inférieure à la demande. Cette situation engendre des cours de ce produit supérieurs de plus de 2€/kg à ceux de la même période de 2018. En raison du manque criant de poisson et des tarifs élevés, la semaine a été compliquée pour les mareyeurs, qui ont eu du mal à répondre à la demande pourtant peu élevée en tourteau, les volumes sont peu abondants, la demande est assez régulière ce qui a permis un raffermissement des cours. En homard, l’offre reste faible et les cours soutenus.

Rungis

Les ventes sont assez fluides en début de semaine sous la halle des produits de la mer. Les apports sont de qualité dans l’ensemble des espèces et les cours sont assez attractifs pour la saison face à des pêches abondantes. Cette animation est liée à une bonne demande de la restauration hors foyer. La dégradation climatique de ces derniers jours aura imposé un sensible coup de frein à la fréquentation des marchés forains qui s’accompagne d’une franche baisse des ventes en poissons fins, en coquillages et en crustacés.

Boulogne-sur-Mer

La dégradation météo perturbe la pêche. Les espèces ciblées restent inchangées, et comme la semaine précédente, la seiche, le rouget-barbet et le maquereau sont à citer. Cependant, les arrivages se montrent moins réguliers avec un retour majoritaire des bateaux en fin de semaine. Avec plusieurs jours de mer, des espèces comme la seiche perdent quelques centimes, faute de qualité suffisante, et sont orientées vers la surgélation, alors que la seiche de qualité supérieure intéresse davantage le marché export. La fin de l’été rend le commerce autour du maquereau plus prudent. Certains fileteurs continuent cependant à travailler ce poisson, en l’absence d’une diversité plus représentative et plus large. La demande reste donc soutenue. Quelques arrivages de plie et de roussette viennent s’ajouter à ces débarques, que la pêche hauturière complète avec des apports de lieu de noir, d’églefin, de julienne et de cabillaud, mais uniquement en début de semaine. Les prix progressent sur ces espèces en l’absence de rotation dans la seconde moitié de la semaine. Les mauvaises conditions météos maintiennent les bateaux plus longtemps en mer, faute de pêche suffisante, avec par conséquent un retour retardé dans les ports. L’activité à l’importation ne se distingue pas pour les mêmes raisons, avec des débarques mesurées en provenance d’Ecosse essentiellement. Seul le merlan dans la grosse taille se maintient à un prix qualifié d’abordable dans ce contexte entre 2,50 € et 2,70 € HT / kg. Le lieu noir suit la même tendance pour être échangé entre 1,90 € et 2 € HT /kg dans l’attente des prochains arrivages attendus en début de semaine prochaine. Globalement, les volumes peinent à s’écouler en cette fin de mois, marquée par une baisse de fréquentation en magasin, que des prix fermes n’encouragent pas.

Dernière modification lemardi, 01 octobre 2019 13:38

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