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S 10 2018 Note de conjoncture des produits de la mer

S 10 2018 Note de conjoncture des produits de la mer

Bretagne

Cette semaine, les apports sont en baisse par rapport à la précédente et se situent à un niveau assez faible pour une semaine de mars. Toutefois, les espèces présentes étaient assez diversifiées. Les volumes débarqués de lotte sont en recul, alors que la demande était plus présente en raison d’opération de mise en avant dans certaines enseignes de la grande distribution. De ce fait, les cours ont progressé toute la semaine, pour dépasser les 5,50€/kg à l’approche du week-end. Pour les espèces à filet, seul le merlan était présent, avec des volumes un peu plus importants. De ce fait, son cours ne s’est que légèrement raffermi, alors que ceux des autres espèces ont progressé plus fortement et ont atteint des niveaux plus soutenus. A l’import, le disponible en dos de cabillaud a été suffisant pour répondre à la demande et les prix sont restés peu élevés, mais stables tout au long de la semaine. La semaine prochaine, les besoins devraient être plus importants, en raison de mises en avant dans plusieurs enseignes, ce qui pourrait concurrencer plus fortement les autres espèces dans les rayons marée. Avec le début de mois, la demande a été un peu plus active, mais elle est restée orientée sur les petits prix et les promotions. En coquille Saint Jacques, les apports ont été conséquents mais les besoins restent limités. Les prix se maintiennent à un niveau proche du prix plancher de 2€/kg. Les quantités invendues sont importantes, les usines de transformation absorbent donc toujours l’excédent. En crustacé, c’est toujours la pénurie et les cours se maintiennent au sommet.

Boulogne

La semaine se caractérise par des arrivages réguliers. Le divers ne répond toutefois pas aux attentes, et les volumes débarqués restent déficitaires pour la majorité des espèces. Il en découle des cours fermes tout au long de la semaine, à l’exception du maquereau qui voit son prix baisser à l’approche du week-end grâce à l’amélioration des apports dès le milieu de semaine, mais aussi en raison de la forte concurrence du maquereau d’Espagne bien implanté sur les marchés à des prix inférieurs. Les cours restent diversement orientés selon la taille (moyenne de 0,60 € à 0,80€/kg selon les débarques). Les poissons plats font pâle figure et seul le carrelet se démarque des autres espèces sur Boulogne/Mer, mais sans atteindre des volumes significatifs, d’où un cours soutenu tout au long de la semaine (entre 1,70 € et 2,10 €/kg en taille 20 et 30). La taille étant par contre peu valorisable, il est parfois vendu en vrac. Le retour de la sole se manifeste davantage sur le littoral dunkerquois. Placée sur un marché ferme, le prix oscille entre 11 et 13 €, mais sans impacter l’écoulement de cet article très prisé. Malgré la fin de saisonnalité pour l’encornet, sa présence n’est pas négligeable même si les volumes travaillés diminuent, raffermissant le prix (entre 10 et 11 €/kg en moyenne). Malgré des cours à la hausse, les réapprovisionnements à destination de la congélation rendent son commerce actif. Globalement, les vacances scolaires s’accompagnent du ralentissement de l’activité liée à la restauration collective, et le consommateur est moins présent en rayon poissonnerie, sauf à s’orienter tout comme la semaine précédente, sur les mises en avant faites sur l’aiglefin, le cabillaud et le lieu noir. Bien que la coquille fasse l’objet d’arrivages corrects, les apports diminuent suite à la fermeture de la zone située en baie de seine, principal gisement. Le cours parfois supérieur à 4 €/kg, se contracte à 3,50 €/kg en fin de semaine, mais sans trop contrarier les ventes essentiellement orientées vers la restauration. L’activité à l’importation voit ses approvisionnements corrects bien que sans excès, avec pour espèces phares principales issues d’Islande, du sébaste et du loup. Concernant ce dernier, la valorisation s’améliore avec le retour de ce poisson sur des prix négociés à la baisse. Le panel débarqué sur la gamme habituelle est par contre peu diversifié, et il est davantage représenté par les espèces provenant de la pêche hauturières, avec 2 débarques importantes de lieux noirs. Même si les autres espèces ne sont pas à mettre en avant, le sébaste et le loup permettent de proposer un fonds de commerce non négligeable dans un contexte de marché moins nerveux hors promotions.

Rungis

La rentrée scolaire permet une reprise sensible des ventes cette semaine. Les espèces de la marée courante, les filets frais et les espèces issues de l’aquaculture profitent de la pleine activité de la restauration hors foyer. Les flux sont conséquents. Les cours sont assez fermes pour les poissons standards. Les grandes marées perturbent les pêches côtières. Les cours sont fermes en sole et en bar sauvage. Les pêches de coquille Saint-Jacques sont plutôt ralenties permettant un franc redressement des cours pour les pêches d’origine française.

Dernière modification lemercredi, 14 mars 2018 10:58
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