Menu

La vision de Silvère Moreau, Président de l’OPEF, concernant le rapprochement des branches de la poissonnerie et de la boucherie

La vision de Silvère Moreau, Président de l’OPEF, concernant le rapprochement des branches de la poissonnerie et de la boucherie

12 & 13 mai, l’OPEF a participé à l’Assemblée Générale de la Confédération Française de la Boucherie, Boucherie-Charcuterie, Traiteurs (CFBCT). Alors que les deux branches sont en cours de rapprochement, Silvère MOREAU, Président de l’OPEF, nous fait part de sa vision sur les chantiers en cours. Voici son discours :

Bonjour à toutes et à tous,

Monsieur le président,

Mesdames et Messieurs les présidentes et présidents départementaux,

Mesdames et Messieurs les membres du conseil d’administration de la CFBCT.

Monsieur le président, je tiens en premier lieu à vous remercier pour cette invitation à participer à votre assemblée générale de printemps. C’est toujours une chance d’être au cœur de vos institutions, et tout particulièrement dans le cadre des travaux de rapprochement que nous avons engagés ensemble, il y a plus d’un an maintenant.

Mon prédécesseur, Monsieur JESSEL, quand il parlait de vous – les artisans bouchers et la CFBCT – faisait mention de « La grande maison ». Et c’est vrai. Vous avez su construire une organisation forte, dynamique et pleinement efficace pour votre profession. Je tiens à saluer tout particulièrement votre dernière initiative « Victor à l’UNESCO », qui a constitué une formidable tribune pour votre savoir-faire, votre métier et l’apprentissage.

Il y aurait encore beaucoup à dire mais le temps est compté. Ma très courte présentation d’aujourd’hui sera structurée autour de deux thèmes :

Je présenterai dans une première partie l’évolution de la représentation patronale dans la branche de la poissonnerie –, et dans un second temps, je vous apporterai, « côté poissonnier », les raisons et les intérêts du rapprochement en cours entre nos deux métiers.

Sur l'évolution de la représentation patronale dans la branche de la poissonnerie :

Je suis artisan poissonnier, je suis chef d’entreprise sur l’île de Ré et après une première partie de carrière dans la communication, j’ai repris une exploitation familiale.

J’ai compris, tout comme vous, l’importance d’agir pour le métier, aussi, j’ai décidé, il y a plusieurs années de m’investir dans la représentation des intérêts des artisans. Il y a deux ans, j’ai accédé à la présidence de l’UNPF, une des deux fédérations existant au niveau national.

Certains d’entre vous s’en souviennent peut-être, la représentation patronale de la poissonnerie était alors fortement divisée et inefficace. Il s’agissait avant tout et comme souvent d’un problème « d’hommes ». Nous avons su, dans l’intérêt de la profession mettre fin à nos dissensions.

Nous avons décidé de la constitution d’une nouvelle entité commune, dont le conseil d’administration, composée paritairement par des représentants des deux confédérations historiques, m’a confié la présidence. Cette entité, l’Organisation des Poissonniers écaillers de France, l’OPEF que vous voyez tout au-dessus dans le schéma concrétise notre alliance.

Notre profession est désormais unie et pleinement mobilisée dans la défense des intérêts de nos entreprises.

Dès 2020, avec le support des deux confédérations historiques, l’OPEF ira seule chercher la représentativité dans notre branche.

Le chemin pour y arriver a été sinueux, mais nous sommes au bout du processus, et il s’agit d’une avancée réelle pour la profession. Il nous faut maintenant agir, être efficace et progresser dans la défense des intérêts que nous représentons.

******

Ce dernier point m’amène tout naturellement à la question du rapprochement.

Pourquoi un rapprochement ?

Il y a le cadre légal sur lequel il convient de dire deux mots, mais il y a surtout la conviction que le progrès passe par ce chemin.

Le cadre légal

La « loi Travail » et l’ordonnance du 22 septembre 2017 relative au renforcement de la négociation collective ont ordonné une diminution du nombre de branches professionnelles. Nous devons nous regrouper. Charge à nous de maîtriser les processus imposés pour faire valoir au mieux les intérêts de la poissonnerie.

Si notre branche – 3 000 entreprises pour 8 000 salariés environ – est à brève échéance très directement concernée par la volonté exprimée par l’exécutif d'en réduire le nombre ; cette seule raison de rester maître de son destin pourrait constituer une justification suffisante de se rapprocher d’une profession avec laquelle nous avons des liens forts et des intérêts communs. 

Mais notre motivation pour agir ne reposait pas sur cette obligation légale qui nous poussait mais ne nous tirait pas.

Le progrès passe par ce chemin

Le président GUIHARD et moi-même avons la conviction, que le rapprochement entre nos branches serait source de synergie, dans tous les domaines que nous avons à traiter.

Nous avons considéré que nos métiers sont des métiers frères, aux gestes, à l’histoire, aux outils similaires. Nos professions rencontrent les mêmes enjeux et font face aux mêmes défis. Nous avons énormément à partager. Nos problématiques sont communes, que ce soit :

  • En matière de formation et d’apprentissage,
  • De défense des intérêts des artisans,
  • D’avancées de la protection sociale via nos régimes de branches,
  • De préservation de nos spécificités, notamment dans la défense de nos savoir-faire artisanaux,
  • De porter ensemble, une parole commune et forte, dans les négociations de branche ou vis-à-vis du gouvernement,
  • Plus récemment, dans la lutte qui nous oppose désormais aux « extrémistes alimentaires »

À ce propos, l’actualité, nous rappelle sans cesse qu’être unis constitue une force. Les récentes attaques perpétrées par les groupuscules extrémistes « végans » visent l’ensemble des commerces alimentaires. Dans ce combat, vous êtes, et nous en sommes conscients, en première ligne. Nous vous remercions pour l’ensemble de vos actions. Demain, à vos côtés, nous pourrons vous apporter plus qu’un soutien moral.

Ce rapprochement nous rendra plus efficaces. Nous allier nous permettra de mutualiser nos forces et de faire face ensemble, en concertation, aux défis auxquels nos professions auront à faire face.

Aujourd’hui : le rapprochement et la fusion des branches,

Demain : une représentativité renforcée, une formation professionnelle améliorée, nos intérêts mieux défendus.

Ce rapprochement nous permettra enfin d’offrir plus de services aux professionnels ce qui est une des raisons d’être de nos organisations.

Nous mutualisons déjà – et depuis de nombreuses années – l’ACOTA qui gère la collecte des fonds afférents au paritarisme, mais le champ des possibles est en réalité beaucoup plus large. Dans un monde où il faut intervenir sur tous les sujets, tout le temps et communiquer, être isolé n’est pas une option et ensemble nous sommes plus forts.

Il est à ce titre possible de considérer que le chemin de rapprochement que nous engageons, amènera à terme, d’autres métiers à se joindre à nous. La porte n’est pas fermée, nous montrons le chemin.

*****

Voilà en quelques mots résumé les deux sujets sur lesquels je souhaitais intervenir. Je terminerai en ajoutant que je considère que pour la poissonnerie, ce rapprochement est une chance. La chance d’aller de l'avant en nous joignant à une branche solide à laquelle nous souhaitons apporter notre juste contribution.

Connectez-vous pour commenter
Retour en haut

L'U.N.P.F

Formation Continue

Stages de formation

Contact

Union Nationale de la Poissonnerie Française 

6, Rue des Frères Montgolfier - ZA La Tourelle 2 
22400 Noyal
Tél : 09 81 44 44 43

E-mail