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Ventes en halles à marée en France en 2017 : pélagiques et poissons fins

Ventes en halles à marée en France en 2017 : pélagiques et poissons fins

Les petits pélagiques

Les débarquements de petits pélagiques en halles à marée, qu’ils soient à destination de la transformation ou du marché du frais, ont régressé de 3 % en volume en 2017 et de 10 % en valeur, le prix moyen s’étant replié de 8 %. La sardine a vu ses volumes monter de 7 % en 2017 avec un prix moyen qui baisse de 3 centimes à 0,92 € (0,95 € en 2016). On remarque notamment qu’au cours du 1er semestre les débarquements ont été supérieures de 33 % par rapport à la même période en 2016, soit des ventes plus importantes plus tôt qu’à l’accoutumée. Les volumes de maquereau se sont réduits de 15 %, mais le prix moyen s’est relevé de près de 10 %, passant de 1,48 €/kg à 1,62 €/kg. Les volumes de hareng ont vigoureusement chuté de 63 % en 2017, mais le prix moyen a pris 30 % et est passé de 0,41 €/kg à 0,53 €/kg. Cette baisse drastique de ses volumes débarqués (- 60 %) est tirée dans les mêmes proportions par son 1er  port de débarquement que constitue Boulogne (- 60 %). Le chinchard s’est contracté de 7 % en quantité de débarquement avec une valorisation toujours faible (0,77 €/kg).

Si les façades méditerranéennes, de la Manche et du Nord accusent une sévère baisse de leurs volumes (avec respectivement - 18 % en moyenne pour les 4 criées du Sud, - 14,5 % pour la Manche et - 27 % en moyenne pour les 2 criées du Nord), d’autres ont mieux résisté (+ 4,5 % pour la façade Atlantique, + 6,7 % pour la Bretagne Sud).

Des résultats inégaux sont à noter toutefois au sein de ces façades, notamment de la Manche : ainsi, à Fécamp, les volumes ont plongé de 70 % du fait d’une reconfiguration de la flottille, à Roscoff d’un quart, pendant qu’à Dieppe (+ 47 %), à Port-en-Bessin (+ 20 %) et à Granville (+ 15 %) les volumes progressaient. Douarnenez devient en 2017 le 1er port de débarquement de petits pélagiques en 2017, devant Boulogne, avec 5 500 tonnes. Lorient, de son côté, double ses débarquements dans cette catégorie en passant de 1 100 tonnes à près de 2 400 tonnes.

Les poissons fins

Les poissons fins régressent légèrement en 2017 (- 2 % en volume) pour un prix moyen qui se stabilise (7,70 €/kg), ce qui amène une baisse du chiffre d’affaires de 2 %. Les espèces les plus touchées par ce recul sont le turbot (- 12 %), le rouget-barbet (- 10,5 %), la cardine franche (- 10 %).

Pour ce qui est du bar, après une sévère baisse de 20 % des volumes commercialisés en 2016, il se stabilise en 2017, tant en volume (- 1 %) qu’en prix moyen (- 0,3 %). Globalement, l’espèce est donc dans la continuité de 2016, avec une forte contrainte réglementaire qui limite les volumes mis en vente et un prix moyen sur l'année qui reste à des niveaux très élevés à près de 14 €/kg, 30 % supérieur à ce qu'il était sur la période 2012-2014.

Concernant la baudroie, malgré une 1ère moitié d’année supérieure de 10 %, elle baisse sur l’année au même rythme qu’en 2016 (- 2 % en volume), ce qui fait une baisse de 4 % sur 2 ans, les principaux ports de débarquements étant touchés (Erquy, Oléron, Le Guilvinec, Lorient, Roscoff). Le prix moyen se réajuste toutefois bien à la hausse sur les 3 derniers mois de 2017, atteignant des niveaux supérieurs à ce qu’ils étaient depuis 2 ans.

La sole baisse de 5 % en volume en 2017 et de près de 20 % sur 2 ans, avec un prix moyen qui repart à la baisse (12,95 €/kg en 2017) alors qu’il avait augmenté en 2016 (13.24 €/kg). On constate notamment une baisse 12 % en volume des débarquements de sole sur la façade Nord, qui constitue la façade la plus impactée en termes de baisse sur l’année.

Pour le rouget-barbet, il s’agit d’une année à petits volumes, à cause d'un début d'année difficile (- 34 % sur les 6 premiers mois).

Sur les sparidés comme la dorade royale, les volumes (+ 17 %) et les prix (+ 3,6 %, à 11,11 €/kg) sont au rendez-vous et font grimper la valeur de 21 % après une grosse baisse en 2016. Concernant les autres sparidés plus rares, le pageot commun et le pageot acarné chutent en volume (respectivement - 40 % et -23 %). Le griset, enfin, accuse une baisse de 10 % de ses volumes.

Si on s’intéresse à d’autres espèces de poissons, le maigre a bénéficié en 2017 d’un apport en forte croissance (+ 50 %), notamment sur la façade Atlantique (+ 170 % aux Sables d’Olonne, + 140 % à

Arcachon, + 40 % à Royan, + 36 % à Oléron) et surtout au 1er semestre 2017, mais son prix a fléchi de 15 % pour rester toutefois au-dessus des 7 €/kg.

La baisse des volumes de poissons fins mis en vente s’observe sur toutes les façades, y compris en Bretagne Sud dont la part a encore augmenté pour représenter en 2017 près de la moitié des volumes.

LA suite de l'étude ici.

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